Conseils de pro : pour un bon ralenti, augmentez la cadence !

 

Le slow motion, ou ralenti en français, a la cote auprès des vidéastes de tout poil. Et pour cause, cet effet a le don de sublimiser une scène ou un plan. Mais pour intégrer cette technique à votre boîte à outils, mieux vaut la maîtriser correctement… 

 

Vos yeux se sont certainement déjà écarquillés devant un surfeur qui perfore une vague au ralenti. Ou devantun traveling tout en douceur au-dessus d’un splendide décor naturel. Le slow motion possède ce pouvoir exceptionnel : magnifier un geste ou un lieu. Un « mouvement lent » de caméra qui met en lumière le détail : un moyen de dramatiser une scène, la rendre héroïque ou solennelle. Dans un monde qui file à cent à l’heure, ralentir, c’est rendre visible l’imperceptible. Et avec l’avènement de la haute définition, les résultats deviennent incroyables. Alors pourquoi pas vous ? Un peu de préparation en amont ; des astuces techniques ; et la bonne approche au montage. Moteur !

 

1: Préparez le tournage

L’idée est de savoir plus ou moins ce que vous voulez obtenir. Car, même si la postproduction permet beaucoup de choses, vous avez intérêt à filmer avec la lumière adéquate et les bons réglages. Le résultat n’en sera que meilleur. Demandez-vous ce qu’est un slow motion réussi ? Un cadrage au poil et une séquence fluide, où le mouvement lent tombe pile au bon moment afin d’offrir le climax rêvé au spectateur. Maintenant que vos intentions sont claires, passons à la partie technique…

 

 

2: « Exploser » le nombre d’images captées

Lorsque vous filmez en temps réel, le boîtier enregistre 24 (ou 25) images par seconde (calculé par l’unité i/sou fps en anglais). Vous obtenez alors une animation à vitesse « normale » et fluide. Comment ralentir laséquence ? Deux solutions pourraient s’offrir à vous : allonger la durée des images enregistrées (en postproduction) ou augmenter le nombre d’images par seconde au moment de la captation. N’optez pour la première qu’en dernier recours, car la qualité en prend généralement un coup. Votre intérêt est donc de faire grimper le nombre « d’informations » par seconde pour un slow motion parfaitement maîtrisé… Explorez les réglages de votre boîtier pour monter le frame rate à 50, 60, 120, voire 240. Au plus haut, le mieux !

 

 

3: Affinez l’exposition

Vous le savez : en photo comme en vidéo, la lumière est un élément clé. Pour un excellent rendu, privilégiez les tournages de jour et bien exposés. Pour les scènes nocturnes ou sombres, il vous faudra un équipement très spécifique. De plus, veillez à augmenter la vitesse d’obturation de votre appareil pour que lesmouvements restent aussi nets et fluides que possible. En contrepartie, moins de lumière entrera dans le capteur… Alors pour compenser, n’hésitez pas à ajouter de la lumière et à surexposer vos éléments. Pensez également à jouer sur les ISO, mais en évitant de sacrifier la qualité. Un juste équilibre à trouver.

 

 

4: Dépassez les contraintes techniques

Tout le monde ne dispose pas d’un boîtier capable de monter à 120 ou 240 i/s (voire plus)… sans compromettre la qualité d’image. Là encore, tout est question de choix et d’équilibre. Un appareil pourra filmer en 4 K à 25 i/s, mais « tombera » peut-être à de la HD au-delà de 50 i/s. Et pour cause, plus la fréquence est élevée, plus cela pèse sur la capacité d’enregistrement, entre autre à cause de la vitesse d’écriture dessupports de stockage. Si vous voulez monter en qualité, il faudra donc vérifier tout votre équipement.

 

 

5: Soignez le montage

Comme expliqué, mieux vaut ne pas ralentir des rushs qui n’ont pas été prévus pour cela (tournés à 24, 25 ou 30 images par seconde). Mais cela ne vous dispense pas d’un montage soigné… L’idée ? Réaliser un découpage subtil entre plans en temps réel et ralentis, plus ou moins accentués. Jouer sur votre timeline pour obtenir un résultat fluide et rythmé.

 

 

 

Deux derniers conseils pour la route : inutile de tout filmer avec une haute fréquence d’images par seconde —et donc, potentiellement moins de qualité —, si vous connaissez déjà la séquence slow motion de votre film. Last but not least, laissez-vous inspirer : le web regorge de talents !