Aujourd'hui #Laboiteadeclic vous présente sa fiche construction n°5 : "les symboliques"

 

Chaque jour des dizaines de millions d'images sont postées sur le web mais il suffit de 4 symboliques pour les classifier :

 

 

La symbolique pauvre

La symbolique semi-pauvre

La symbolique semi-riche

La symbolique riche

 

Une photo à la symbolique pauvre est une image qui ne peut (en théorie) provoquer une émotion qu'à son créateur. Lui/elle seul(e) comprend la photo mais elle est difficilement compréhensible par d'autres. Il s'agit par exemple d'une photo d'un objet personnel ou d'un lieu anodin permettant au/à  la photographe de se souvenir d'un moment émouvant qu'il/elle a vécu seul(e).

 

 

Une photo à la symbolique semi-pauvre est une image qui fait également référence à une émotion personnelle de l'auteur mais qui est compréhensible par son cadre privé (famille) et/ou semi-privé (famille, amis, connaissances). Une photo du chien de famille en est le parfait exemple.

Une photo à la symbolique semi-riche est une image qui fait référence à une émotion commune compréhensible par un plus grand nombre de personnes comme par exemple la photo de la naissance d'un enfant.

Une photo à la symbolique riche est une image évoquant une émotion quasi universelle permettant d'envisager des valeurs humaines incontournables. L'image d'un pompier qui sauve une enfant des flammes représente l’héroïsme instantanément.

Ces symboliques ne sont pas des catégories d'images hermétiques, les photos peuvent voyager entre les genres, elles ne sont pas enfermées dans des boites scellées et plombées. Il est très intéressant d'expérimenter ces changements de catégories que ce soit dans la construction de l'image ou via d'autres outils comme l'écriture.

 

 

Reprenons l'exemple de la photo du chien de famille. Il s'agit d'un chien comme sur des milliers d'autres images (et on ne vous parle pas des chats...). Certain(e)s préciseront que la photo a été prise avec tel boitier, tel objectif ce qui n'apporte rien à la construction symbolique. Si par contre vous racontez votre histoire personnelle avec ce chien, comment vous l'avez recueilli après qu'il se soit fait renversé par un chauffard, comment vous l'avez soigné et comment il est devenu votre meilleur ami, vous soulevez chez votre audience une émotion qui peut être partagée (ou pas) car vous avez contextualisé votre travail.

Dites-vous bien ceci : Vous ne pourrez jamais être derrière chaque personne qui regarde vos photos  pour expliquer votre intention. Il vous faudra donc être suffisamment clair dans votre construction photographique ou au moyen d'un texte pour vous exprimer et être compris(e).

De plus, GROS bonus... Les réseaux sociaux aiment que le public fonctionne selon leurs règles et l'une d'entre-elles est le célèbre « call to action » qui se matérialise souvent par un vulgaire : « Qu'en pensez-vous ? »

Contextualiser son travail c'est permettre à votre audience de partager aussi sa propre histoire parce que vous avez réussi à créer une émotion. Vous avez fait évoluer votre image d'une symbolique semi-pauvre à semi-riche. Faites le test et constater les commentaires !

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