DJI Mavic Mini, mini drone en maxi forme

 

Le chinois DJI fait atterrir un nouvel engin en entrée de gamme de son escadrille de drones. Idéal pour débutants et grand public, le Mavic Mini se détache par sa simplicité, sa compacité et son autonomie. Au détriment de quelques fonctions. 

 

Le spécialiste du drone fait fort. Son petit nouveau, taille et poids moustique, vient adroitement titiller le segment grand public juste avant les Fêtes. Le Mavic Mini pourrait bien en décider plus d’un à s’envoler pour la chasse aux images en extérieur grâce à cette « caméra volante ». Le nouveau quadrirotors aligne quelques différences avec les aînés de sa famille, comme l’ancien Spark (qui n’est plus commercialisé) et le Mavic Air. Voici comment le Mavic Mini se détache.

 

 

Ses +

Son gabarit. Il ne pèse que 249 g. Cette hyper-légèreté lui confère une superbe autonomie de 30 minutes que ses congénères n’atteignent pas. Ses bras à rotors sont extensibles, mais repliés, l’engin de 14 cm x 8,5 cm x 5,5 cm (hauteur) tient dans le creux de la main. Mavic Mini est le drone le plus compact, petit et transportable au monde. Une fois déployé, il fait 20 cm à l’avant, 18,5 cm à l’arrière et 16 cm de long. Ces mensurations lui assurent une bonne stabilité en vol doublée d’une bonne résistance au vent (jusqu’à des forces de 28 km/h). Il peut atteindre une vitesse de 47 km/h et est le plus silencieux de sa famille.

 

Son ergonomie. Mot d’ordre : simplicité. Facile à piloter, en modes manuel ou automatique. Le décollage peut être lancé au départ de l’écran de votre smartphone par un bouton virtuel. Le Mavic Mini monte alors à un mètre avant de s’élancer dans un rayon de 2 kms. Selon trois modes de vol : « Position », le choix standard, un mode «Sport » ou un nouveau mode « CineSmooth », qui lisse les mouvements. Et, magie !, en zone dégagée en cas de perte de signal ou de capacité de batterie tombée à seulement 5 minutes, le Mavic déclenche automatiquement le retour à son point de décollage en volant par défaut à une hauteur préprogrammée. DJI Fly, nouvelle appli incluse, propose aussi 4 modes « Quickshots » de vol automatisée en fonction de types de prises de vues désirées : « Dronie », « Fusée », « Cercle » ou « Spirale ». 

 

 

Ses images. Sa nacelle embarque un Capteur CMOS de 12 MPix et une caméra stabilisée sur trois axes. Avec une sensibilité de 100 à 3200 ISO, un obturateur de 4 à 1/8000 s, une focale de 24 mm, une ouverture fixe de f/2,8. Hélas , l’ultra HD 4K n’est pas au rendez-vous et la 2,7K en vigueur n’atteint une cadence d’enregistrement de 60 i/s. qu’en Full HD… Malgré cela, la qualité d’images s’avère plus que satisfaisante et, tant en photos (uniquement Jpeg) qu’en vidéo, la caméra volante permet des points de vue et des images époustouflants. Très nettes, avec de belles couleurs. 

Tout cela à un prix défiant toute concurrence de 399 euros avec télécommande et une batterie, ou à 499 euros en pack « Fly More » avec deux batteries de plus, une station de recharge, une sacoche de transport et des protège-hélices. Pour ce vrai drone, ce n’est pas du vol. 

 

 

Ses -

Restent cependant deux lacunes à épingler. Primo, l’absence déjà citée du format Ultra HD 4K pour réaliser les vidéos. Sur le marché actuel, ce point faible fait tache. Secundo, l’absence de capteurs d’obstacles. Un manque problématique en matière de drones, surtout destinés à des débutants ou au pur loisir du grand public. Mavic Moustique vole donc à l’aveugle en toutes circonstances. Un oiseau qui surgit, une branche qui s’interpose, et adieu… Moins grave mais un peu gênant, Mavic Mini n’est pas non plus équipé de la fonction « Follow Me » qui permet de suivre un sujet (personne ou véhicule en mouvement) dont sont dotés ses aînés. Ce qui enlève de la richesse de prise de vue.