Quand l’objet fait sa star

 

Blogs et sites de seconde main ont remis au centre de la toile l’objet… à vendre. Avec comme premier argument, sa photo. Autant le shooter sous son meilleur jour ! Un défi qui mérite conseils. 

 

Photographier un objet ? Fastoche ! Ça se place où on veut, ça ne bouge pas, c’est net, clic-clac et le tour est joué… Pas si vite, papillon ! Certes, ce n’est pas portrait posé ou un sportif en mouvement, mais l’exercice n’en est pas moins complexe et capital. Si le but est leur vente – via blog, page Facebook, Instagram, ou site de seconde main -, il y a intérêt à ce que vos vêtements, sacs, bijoux, parfums, smartphone, objets d’art ou vase de luxe, en jettent ! Voici quelques conseils pour valoriser leurs images.

 

 

 

Autour de l’objet

Choisir la place et l’environnement de l’objet est capital et la manière de le photographier sera conditionnée par le choix de l’arrière-plan qui servira à le détacher et le mettre en valeur. Pour donner du relief à un objet clair, placez-le devant un fond plus foncé. Et vice-versa. Mais en tout cas un fond neutre et doux. En fonction de l’objet, le choix peut aussi se porter sur un arrière-plan qui viendra le contextualiser : un robot ménager sur fond de cuisine dans un flou de bokeh ; un vase à l’avant-plan d’un intérieur. Et si on veut le jouer « packshot » et isoler l’objet dans un environnement sur fond uni immaculé, des accessoires existent : cubelite ou l’igloo Photo Galerie et tente lumineuse, façon mini-studio, voire l’efficace cyclorama en papier, plastique ou tissu uniformisant mur et sol.

 

 

 

L’éclairage

Les techniques déployées dépendront naturellement d’un choix initial à poser entre éclairage naturel ou artificiel. Parfois, par belle luminosité, près d’une fenêtre, l’objet peut se montrer sous son meilleur jour. Cependant, un excellent visuel d’objet nécessite un éclairage très maîtrisé caractérisé par une lumière douce, diffuse, indirecte, uniforme. A ce titre, l’éclairage artificiel présente l’avantage de pouvoir être contrôlé de A à Z et d’offrir un large éventail technique pour célébrer l’objet sous toutes ses coutures, avec une rare netteté, et en évitant les ombres disgracieuses. Deux, trois « Softbox » ou boîtes à lumière disposées dans une pièce permettent déjà un éclairage enveloppant votre objet de toutes parts.

 

 

 

La prise de vue 

Qui dit netteté absolue, dit stabilité de l’appareil. L’idéal est d’utiliser un trépied. Mais à défaut d’autres surfaces solides : table, tabouret, petite échelle à plateau… Ensuite, vient l’étape cadrage. A absolument soigner pour éviter tout ce qui pourrait « faire de l’ombre » à l’objet. Celui-ci doit par ailleurs jouir d’une position idéale. Qui ne veut pas dire « centrale ». Revoilà la bonne vieille « règle des tiers » fondée sur la double division de l’image en trois tiers de même taille, horizontalement et verticalement. Le principe veut que chaque point d’intersection entre droites verticales et horizontales est un endroit idéal pour positionner son objet, car il est avéré que ces zones attirent le plus l’œil. Autre principe (commercial) : prenez votre objet sous plusieurs angles et plans, pour en montrer tous les détails. Quant aux réglages, il est conseillé, entre autres, de surexposer légèrement ses images lors de la prise de vue, surtout sur fond blanc, pour compenser la tendance des appareils à pencher vers un gris neutre. Personnalisez si possible votre balance des blancs, contrôlez votre exposition manuellement mais laissez votre appareil se charger de la mise au point… 

 

 

Objets de désir

Last but not least. Ce sont bien eux les stars auxquelles un passage par la salle de bain voire le maquillage est recommandé. Car, face à de « vrais » appareils photo aux résolutions très élevées, n’échapperont aucun défaut ou détail parasite : poussière, poil, peluche, tache, coup, griffe. Autant bichonner vos objets pour les rendre désirables.