Dans le viseur du Fujifilm X-Pro 3, une nouvelle sensation hybride

Version améliorée de son prédécesseur, le X-Pro 3 se singularise par des avancées techniques et ergonomiques mais invite surtout à une pratique hybride reconcentrée sur la prise de vue. Merci au viseur confortable basculant sur demande entre mode mécanique et électronique.

Personne ne l’avait sans doute compris mais pour voir se matérialiser le X-Pro 3 il fallait peut-être compter jusqu’à 3… ans. Le temps qui nous sépare de la sortie du X-Pro 2. Cela ne signifie pas que Fujifilm a chômé, la marque s’étant concentrée à faire évoluer sa gamme X-T, 3 et 30. L’effort n’est pas sans bénéfice collatéral pour le nouveau venu récupérant quelques avancées technologiques de ses cousins XT. X-Pro 3 hérite ainsi d'un duo bien rôdé : capteur APS-C X-Trans 4 couplé à un processeur X-Processor 4 plus puissant.

 

 

Pour un mieux

Cette évolution permet une légère progression en définition par rapport au X-Pro2, de 24,3 à 26,1MP. L’autofocus se montre aussi plus rapide et propose de meilleures rafales, en mode mécanique comme électronique. Le format 4K DCI s’installe aussi discrètement au rayon vidéo. Mais là où le nouveau modèle marque encore plus sa différence c’est, d’une part, en ergonomie.

D’autre part sur sa visée hybride : au choix, optique ou électronique, selon une conception originale invitant à se concentrer davantage sur le viseur plutôt que sur l’écran. Ce dernier est d’ailleurs aussi une originalité qui fait de ce X-Pro 3, une expérience revisitée de l’hybride. En effet, l'écran de visualisation principal, dalle LCD de 7,6 cm et 1,62 MP , est désormais tactile, inclinable sur 180° vers le bas.

Néanmoins, une fois tourné en position de rangement face à l’appareil, son dos présente un mini- écran secondaire LCD de 1,62 MP, et de 3,3 cm de diagonale, pour l’affichage de quelques infos utiles : balance des blancs, sensibilité ISO, etc. ou autre fonction sélectionnée via le menu. De quoi, côté images, se concentrer sur le viseur et alterner comme on veut entre visée mécanique ou électronique par un simple levier sur le boîtier. On reprend vite goût à plus se concentrer sur la prise de vue que sur la vérification de son résultat 

 

 

Ergonomie renforcée

Plus généralement, X-Pro 3 gagne en prise en main avec une meilleure poignée et en ergonomie par une diminution du nombre de touches en accès direct au profit de touches personnalisables à paramétrer selon sa pratique. Au départ, prenez un peu de temps à configurer l’onglet « My menu » et les réglages pour ne pas en perdre une fois sur le terrain.

L’utilisateur appréciera le rendu des images dans toutes les conditions de lumière et l’autofocus à détection des visages et des yeux. Taillé pour le reportage photo, le X-Pro 3 l’est moins pour la vidéo plutôt anecdotique et sans performance particulière. Pour ceux qui veulent vivre une expérience hybride originale reconcentrée sur la prise de vue, ce qui est quand même la clé du plaisir photographique, le léger X-Pro 3 (497 g, tout nu) vous attend au prix de 1899 euros (en version noire) et 2099 euros en versions consolidées Duratect , noire ou argent.